
Naâma Asfari, figure du combat pour le droit à l’autodétermination du Sahara occidental occupé à 80 % par le Maroc, a suspendu sa grève de la faim le 24 juillet. Il l’avait entreprise dans la prison marocaine de Kenitra 47 jours auparavant pour protester contre ses conditions de détention et réclamer la libération des prisonniers politiques sahraouis incarcérés au Maroc ou au moins leur transfert auprès de leurs proches (voir le communiqué de soutien de Survie, 17/07). Devant sa détermination et la solidarité internationale, l’administration pénitentiaire a dû conclure un accord prévoyant notamment son transfèrement dans une prison plus proche de sa famille.
Naâma et 18 de ses camarades ont été arrêtés en 2010 à l’occasion du démantèlement par l’armée marocaine du camp de Gdeim Izki où s’étaient installé·e·s 20 000 Sahraoui·e·s pour dénoncer l’occupation de leur pays. Ils ont été condamnés à des peines allant de 20 ans à la prison à vie. En 2023, l’Onu a exigé leur libération immédiate. Une exigence dont ne tient aucun compte le régime chérifien, bénéficiant du soutien de la France et de nombre de pays impérialistes qui ferment les yeux devant les exactions et crimes de leur allié.
À l’annonce de l’accord avec l’administration marocaine, la Ligue de protection des prisonniers sahraouis a salué une « nouvelle victoire pour la cause sahraouie », appelant à la vigilance et à la poursuite de la mobilisation pour la libération des prisonniers politiques : « Cette étape constitue une preuve supplémentaire que les droits s’arrachent par la volonté, la lutte et la solidarité. »