
Nouveau domaine dans lequel la France entend développer une coopération franco-africaine : le spatial.
Les 9 et 10 septembre, s’est tenu à Paris le premier Sommet international sur l’espace, lancé par le
président français. « Les demandes émanant du continent portent en particulier sur l’analyse de données
satellitaires et leurs applications opérationnelles, civiles comme militaires », note Africa Intelligence
(07/09). Le marché devrait profiter à quelques grands groupes tels qu’Airbus Defence and Space,
Arianespace, Orange et Dassault Systèmes, avec, comme d’habitude, l’appui de l’Agence française de
développement (AFD), Proparco et Bpifrance. D’autant que « l’Union européenne a prévu une enveloppe
de 100 millions d’euros consacrée au secteur spatial africain ».
Nouveau domaine, mais vieilles connaissances : était par exemple invité le président congolais Denis
Sassou Nguesso, qui a profité de l’occasion pour causer de l’affaire des « biens mal acquis » avec Macron
(Africa Intelligence, 14/09). Quelques jours plus tard, l’Observatoire congolais des droits de l’homme au
Congo publiait un rapport recensant la disparition entre septembre 2025 et septembre 2026 de plus d’un
demi-millier de jeunes hommes après des rafles de la Direction générale de la sécurité présidentielle
(Afrique XXI, 25/09), démontrant que le régime de Sassou n’avait rien perdu de sa brutalité contre sa
propre population. Mais depuis quarante ans que ça dure, pas de quoi émouvoir le pouvoir français.