Survie

180 personnes réunies à Lorient pour une balade décoloniale le 9 mai 2026 !

Publié le 19 mai 2026

En mémoire de la traite, de l’esclavage, de leurs abolitions et du massacre de Sétif, l’autre 8 mai 1945, une balade décoloniale a été organisée le 9 mai dans le quartier de Frébault à Lorient, à l’initiative du Cercle marxiste de Lorient, Solidarités et Racines, Dispac’h et Survie. Cette déambulation, qui vise à identifier les figures colonialistes et mettre en avant les noms et visages de résistant•es bien trop souvent oublié•es, a réuni 180 personnes !

Nous relayons les communications instagram du collectif antiraciste Solidarités et Racines, basé à Lorient : https://www.instagram.com/solidaritesetracines/

Aftermovie de la balade décoloniale organisée à Lorient le 9 mai 2026, qui a réuni 180 personnes [Crédits : @solidaritesetracines]

En mémoire de la traite, de l’esclavage, de leurs abolitions et du massacre de Sétif, l’autre 8 mai 1945, une balade décoloniale a été organisée le 9 mai dans le quartier de Frébault à Lorient, à l’initiative du Cercle marxiste de Lorient, Solidarités et Racines, Dispac’h et Survie.

Ce temps a permis d’identifier les figures colonialistes. De constater les empreintes du passé qui sont aujourd’hui toujours d’actualité et de mettre en avant les noms et visages de résistant•es bien trop souvent oublié•es comme Faulba, plus jeune esclave de 18 ans déporté par la Compagnie des Indes au départ de Saint-Joseph de Galam au Sénégal en 1723. À cette époque, la Compagnie des Indes fait de Lorient une ville particulièrement active dans la traite négrière et l’esclavage, devenant durant trois années le premier port français en terme de déportations.

Dans une balade décoloniale, parler des rues que nous côtoyons chaque jour permet de se rappeler que derrière un simple nom de rue se cache une histoire mondiale faite de colonisation, de guerre et de violences politiques. Ces noms de rues montrent aussi comment les villes françaises gardent des traces de l’empire colonial, parfois sans explication ni contextualisation. L’idée n’est pas d’effacer cette mémoire, mais de mieux la comprendre et de donner une place aux peuples qui ont vécu la colonisation et ses conséquences.

L’objectif d’une démarche décoloniale n’est pas d’effacer l’histoire, mais au contraire de mieux la comprendre, de la rendre visible et complète. Cela permet de rappeler que la France a été impliquée dans ces territoires et que les conséquences de la colonisation ont marqué durablement les populations concernées et qu’elle est encore présente aujourd’hui. Aussi et surtout que des peuples se battent encore et toujours pour leur liberté et leur indépendance.

Cette balade a été avant tout créée et préparée par plusieurs collectif, et surtout par des personnes passionnées d’histoires, de résistance et de luttes, dans une envie d’apprendre plus, de creuser, de partager , de créer du lien, à travers un devoir de mémoire.

@solidaritesetracines @survie.off @dispach.bzh @cerclemarxistelorient @assembleedesquartiers56100