
En 1981, en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, l’assassinat du secrétaire général du principal parti indépendantiste marque le début de la sanglante décennie des « événements ». 45 ans après, personne n’a été condamné, ni même jugé pour ce crime. Retour sur un fiasco qui a mis en lumière le (dys)fonctionnement de l’institution judiciaire dans l’archipel.
Pour en savoir plus sur la vie de Pierre Declercq, vous pouvez écouter sur le site web de Survie le documentaire radiophonique réalisé par l’auteur de cet article : Pierre Declercq, un martyr kanak (2 × 60mn, 2022). Une partie des entretiens cités ici ont été réalisés lors de son tournage.
En cette soirée du samedi 19 septembre 1981, Pierre Declercq, 43 ans, travaille chez lui. Depuis quatre ans, il habite avec sa femme Marguerite – que tout le monde appelle Maguite – et leurs trois filles dans une petite maison du quartier Robinson, sur les hauteurs de la commune du Mont-Dore, dans la banlieue de Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie. Après le dîner, alors que tout le monde est allé se coucher, il a fait la vaisselle et s’est remis à son bureau, vraisemblablement pour rédiger une note pour le député Roch Pidjot, dont il est un proche collaborateur.
Sur les coups de 21 heures, Maguite Declercq est réveillée en sursaut par une détonation. Un an après, elle témoignait : « Encore inconsciente je me dirige vers le bureau qui communique avec notre chambre. J’ouvre la porte et découvre Pierre près de la porte allongé par terre. Tout de suite je pense “Ils l’ont eu” et instinctivement je regarde vers la fenêtre. Les volets ne sont pas fermés, les rideaux ne sont pas tirés et je distingue très bien un trou dans la vitre. […] Je me précipite sur Pierre et l’appelle : son corps est chaud, vivant semble-t-il, ses yeux sont ouverts mais son regard est fixe, et il ne me reconnaît pas. Le sang commence à couler de sa bouche dans un râle » (Cahiers Pierre Declercq n°1, septembre 1982).
Celui qu’« ils » ont eu ce soir-là est une figure du combat indépendantiste en Nouvelle-Calédonie. Il n’est pas kanak, pas même calédonien. Il est ce qu’on appelle ici un « zoreille » ou encore un « métro », c’est-à-dire un métropolitain. Originaire d’Halluin, petite commune voisine de Lille, Pierre Declercq a atterri dans l’archipel il y a moins de 20 ans, au milieu des années 1960.
Mais au lieu de se vautrer, comme tant d’autres avant et après lui, dans les multiples avantages qu’offre la vie de colon, le jeune professeur de sciences physiques, qui officie dans l’enseignement catholique, est révolté par la société calédonienne qu’il découvre : inégalitaire, raciste, outrageusement dominée par les Blancs… Il milite avec ferveur pour la faire bouger, investissant en premier lieu les champs de l’éducation populaire et du syndicalisme.
Au cours des années 1970, il se rapproche progressivement de l’Union calédonienne (UC), le parti qui domine alors la vie politique locale avec son slogan « Deux couleurs, un seul peuple », et soutient les élus kanak du mouvement qui militent pour que ce dernier adopte la revendication indépendantiste. C’est chose faite en mai 1977 lors du congrès de Bourail. Loin de suivre la masse des Européens qui, dans la foulée, quitte le navire, Pierre Declercq en devient une pièce maîtresse aux côtés d’une génération montante de leaders kanak : Jean-Marie Tjibaou, Yeiwéné Yeiwéné, Éloi Machoro… Il est désigné secrétaire général du parti, puis est élu à l’assemblée territoriale en septembre.
Quatre ans plus tard, son assassinat provoque une déflagration dans l’archipel, au point que nombre d’historiens font aujourd’hui de ce premier meurtre politique des années 1980 le véritable point de départ de la sanglante période dite des « événements ». « Il y avait déjà à ce moment-là beaucoup de Kanak qui avaient été tués, souligne aujourd’hui Maguite Declercq. Pas parce qu’ils étaient indépendantistes, mais parce qu’ils étaient kanak tout simplement, comme Kutu [1]. Mais là, c’était un élu, ça été un choc et la réaction a été énorme ! »
Aux quatre coins de l’archipel, des manifestations spontanées se forment, des barrages sont montés, des terres de colons sont occupées… Pour la première fois depuis des décennies, le monde kanak fait entendre sa colère. Le 24 septembre, une foule compacte de plusieurs milliers de personnes assiste aux obsèques de Pierre Declercq, enterré au cimetière de la tribu de la Conception, en terre coutumière kanak. Beaucoup arborent un T-shirt représentant le secrétaire général de l’UC avec cette appellation qui restera : « Martyr blanc pour l’indépendance kanak et socialiste ».
À Paris, le nouveau pouvoir socialiste (François Mitterrand a été élu début mai) cherche à éteindre la révolte qui monte, promettant comme il se doit que justice sera rendue. « J’ai demandé au gouvernement de mettre tout en œuvre pour découvrir et châtier le ou les responsables de cet assassinat », fait savoir le chef de l’État.
Ni le retentissement de ce drame, ni les annonces gouvernementales convenues ne permettront l’éclosion de la vérité : 45 ans après, le meurtre de Pierre Declercq reste un crime sans coupable, sans condamnation. Pourtant, presque immédiatement, un suspect est désigné. Un mécanicien de 20 ans, Dominique Canon, est interpellé dès le 21 septembre et mis en examen au terme de 48 heures de garde à vue pour « homicide volontaire avec préméditation ».
Les Nouvelles calédoniennes, le principal quotidien local, indique qu’il a été appréhendé « grâce à des renseignements des services de police ». Curieuse formulation qui cache en réalité une dénonciation émanant directement de la Direction de la surveillance du territoire (DST), service en charge du contre-espionnage intérieur. Lors d’un entretien qu’il nous a accordé en 2024, François Crézé, premier juge d’instruction chargé de l’affaire, se souvient : « J’avais un ami qui était aux renseignements généraux et qui m’a dit que la DST voulait me contacter. J’ai donc eu la visite d’un de leur commissaire qui, de mémoire, m’a dit : “On peut vous refiler un tuyau, mais on ne veut pas griller notre informateur. On vous donne le nom d’un possible assassin et après ça, vous vous débrouillez.” »
L’identité de cet « informateur » est finalement rendue public rapidement – suite à « une nette pression du parquet général » selon François Crézé : Michel Capuano, 31 ans, est un proche de Canon qui lui aurait avoué être le meurtrier de Pierre Declercq le surlendemain des faits. La piste semble corroborée par les éléments rassemblés dans les premiers jours de l’enquête. Le suspect n’a pas d’alibi sérieux pour la soirée du 19 septembre. Chez lui, on retrouve un fusil à canon court et des munitions de calibre 12 qui pourraient correspondre aux blessures mortelles infligées à Pierre Declercq. Sont prélevées sur l’arme des herbes semblables à celles qui poussent dans le jardin de la maison de la famille Declercq. Le jeune homme par ailleurs fraie dans des milieux d’extrême droite et détenait une liste de personnalités calédoniennes, la plupart indépendantistes, dont les noms sont accompagnés d’une petite croix… Autant d’hommes à abattre – et Pierre Declercq y apparaît en bonne place.
De quoi confirmer au juge Crézé qu’il tient là un suspect sérieux : « Canon était en difficulté sur plein de sujets : sa supposée balade nocturne le soir de l’assassinat, ses rapports avec les petits groupes formés par l’extrême droite calédonienne… En tant que juge d’instruction, j’avais pu entendre l’individu pendant des heures, le confronter avec les éléments que j’avais, voir comment il réagissait. Je n’en aurais pas mis ma main à couper, mais j’avais à l’époque la conviction qu’il était coupable. Après tout, c’est ce que fait un jury d’assises, il statue selon son intime conviction. »
Dominique Canon bénéficie instantanément de l’appui sans réserve de la droite et de l’extrême droite locales. Un comité de soutien est constitué et animé par un certain Claude Bourelly. Il paie les frais de la défense, faisant même appel à un ténor du barreau de « métropole » : Henri-René Garaud, champion de la légitime défense. Quelques années plus tard, le même défendra les assassins de l’embuscade de Waan Yaat [2] – là encore, il sera recruté par un comité de soutien dirigé par… Claude Bourelly.
Dès octobre 1981, l’hebdomadaire calédonien Corail titre en une à propos du jeune suspect incarcéré : « C’est lui le martyr ». Ce journal, qui n’hésite pas à manier l’injure et la calomnie et qui n’a cessé de s’attaquer avec véhémence à Pierre Declercq de son vivant, est le moteur d’une croisade nauséabonde pour clamer coûte que coûte l’innocence du seul suspect. Sans surprise, François Crézé fait partie des personnes visées : « J’avais l’extrême droite calédonienne sur le dos. J’ai subi des menaces de mort, une campagne de la part de Corail… Il y avait des anciens d’Algérie là-dedans, ils m’ont régulièrement pris à partie. » Autre cible des partisans de Canon : Michel Capuano. « Ils ont compris que c’était la clé de l’enquête, indique l’ancien juge. Ils n’ont eu de cesse que de tenter de le discréditer pour rendre son témoignage irrecevable. »
Le 23 juillet 1982, dix mois après sa mise en examen, Dominique Canon est libéré par la cour d’appel de la chambre d’instruction, contre l’avis du juge d’instruction. En septembre, une seconde mise en examen intervient cependant : celle de Martin Barthélémy, 28 ans, soupçonné d’avoir conduit Canon au domicile des Declercq le soir du meurtre. Il est accusé par son ex-petite amie, avoue par écrit, se rétracte, change de version plusieurs fois… Il est incarcéré avant d’être lui aussi relâché au bout de dix mois de détention provisoire.
Puis, plus rien. En août 1983, le juge Crézé quitte la Nouvelle-Calédonie (il confesse aujourd’hui que les menaces qu’il a reçues ne sont pas pour rien dans sa demande de mutation), non sans avoir clos un dossier prêt selon lui à être présenté devant une cour d’assises. Suivent quelques mois où deux nouveaux juges d’instruction se succèdent sans que l’enquête ne progresse. En juillet 1984, Maguite Declercq écrit au procureur de la République de Nouméa pour dénoncer « l’excessive lenteur et le quasi blocage de l’instruction » et exiger l’ouverture d’un « procès public ».
En août 1984, le dossier est confié à un juge d’instruction fraîchement débarqué de l’Hexagone, François Sémur. Celui-ci s’illustrera deux ans plus tard en rendant une ordonnance de non-lieu pour les sept meurtriers de l’embuscade de Waan Yaat, arguant que les inculpés ont agi « en état de légitime défense par anticipation » [3]. Cet ancien commissaire de police n’a peut-être pas été nommé en Nouvelle-Calédonie par hasard, lui qui « livra une lutte sans merci contre les menées subversives des autonomistes bretons, des indépendantistes, corses et basques, des militants d’Action directe » (Le Monde, 11 février 1988). Il va en tout cas « maltraiter le dossier d’instruction », pour reprendre les termes de François Crézé.
Avec en particulier ce coup d’éclat : en octobre 1984, il fait interpeler en « métropole » Michel Capuano, reconduit manu militari en Nouvelle-Calédonie entre deux gendarmes. Celui-ci est incarcéré et inculpé pour « subornation de témoins » et, plus surprenant encore, « complicité d’assassinat ». Quelques semaines plus tard, il revient sur l’ensemble de son témoignage. Sa mise en examen est la dernière prononcée dans ce dossier. Un opaque écran de fumée vient de s’abattre sur l’affaire, il ne se dissipera plus.
Interviewé en 2022, Gustave Tehio, qui fut l’avocat de la famille Declercq, nous partageait son sentiment d’avoir été « manipulé » : « Michel Capuano travaillait pour l’État. Et d’un seul coup, il tombe du ciel pour dénoncer Dominique Canon. J’en conclus qu’on lui a demandé de faire ce travail-là. Et qui lui a demandé ? Pour moi, ça ne peut être qu’une institution au-dessus, à qui il devait obéir les yeux fermés. Un jour peut-être, on apprendra que l’État était derrière tout ça ».
De fait, Capuano a menti. Mais est-ce lorsqu’il a accusé Canon, ou lorsqu’il s’est rétracté ? Et ce n’est là qu’une des nombreuses questions restées sans réponse dans cette affaire. On imagine en tout cas difficilement la DST décider d’elle-même de révéler une information aussi sensible sans en référer à son ministère de tutelle, l’Intérieur, voire à de plus hautes instances. Il y a donc eu sans aucun doute une volonté de l’État français de « sortir » le témoignage de Capuano, notamment pour apaiser une situation explosive en Nouvelle-Calédonie. Mais s’agissait-il au passage d’accélérer le cours de l’enquête ou à l’inverse de la conduire sur une fausse piste ? Gustave Tehio s’interroge encore : « La Justice ne s’occupait que de Canon. Pendant ce temps, peut-être que ceux qui ont tué Declercq étaient en train de prendre l’avion pour quitter le territoire ? »
« Que ce soit Dominique Canon ou un autre, ce n’était pas mon problème premier en tant qu’avocat, affirme aujourd’hui François Roux. Je voulais que la vérité soit dite, que justice soit rendue, d’abord à la famille. » Cet avocat de Montpellier, qui deviendra l’un des défenseurs historiques du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), arrive en Nouvelle-Calédonie pour la première fois en 1982 pour travailler sur l’affaire Declercq auprès de Me Tehio. Selon lui, « les juges ont fait le service minimum » : « J’ai dit à plusieurs reprises que ceux-ci avaient recherché des preuves comme s’ils voulaient arrêter l’eau d’un ruisseau avec la main grande ouverte. Ils laissaient couler, on ne voulait pas savoir ! »
Durant toutes ces années, le Comité Pierre Declercq, lancé en avril 1982 avec l’appui de toutes les forces indépendantistes, multiplie les publications, réunions publiques, manifestations [4]. Il n’a de cesse de dénoncer les agissements d’une justice et plus largement d’un État visiblement désireux de laisser pourrir le dossier. Dans sa circulaire d’information du 17 décembre 1985, le comité est bien obligé de constater que « l’enquête n’a pas progressé sauf pour transformer l’assassinat politique en affaire de droit commun ou en non lieu ». Et de se demander « si le peu d’empressement [du gouvernement français] à découvrir la vérité ne cache pas sa complicité dans cet assassinat ».
Des soupçons que l’issue de la procédure ne viendront pas lever, bien au contraire. En 1988, les accords de Matignon-Oudinot mettent un terme aux « événements » en Nouvelle-Calédonie, prévoyant notamment une ample amnistie. « Au moment où cette amnistie était mise en place, se souvient Maguite Declercq, l’État a demandé à l’Union calédonienne qu’on y ajoute l’affaire Declercq. Ce qui est bizarre, sauf s’ils ont quelque chose à se reprocher… Raphaël Pidjot [un responsable de l’UC, ndr] est venu me demander mon accord et j’ai bien senti que c’était là un point important des tractations en cours. Je n’ai pas pu faire autrement que d’accepter à contre-cœur, par discipline militante. »
Une loi d’amnistie incluant les crimes de sang est finalement promulguée le 10 janvier 1990. Elle couvre « les infractions commises avant le 20 août 1988 », une formulation suffisamment large pour y inclure l’affaire Declercq. Le 27 mars, une ordonnance de non-lieu est rendue pour les trois seuls inculpés : Canon, Barthélémy, Capuano. Pour l’institution judiciaire, c’en est terminé. Malgré près de neuf années de procédure, aucun procès ne s’est tenu.
« Jamais la Justice coloniale ne rendra justice à Pierre Declercq », prédisait en 1986 son neveu Dominique Onraed. Un an plus tard, le Comité Pierre Declercq dénonçait le « comportement colonial et raciste » de cette même Justice qui « maintient en prison des Kanak dont les dossiers sont vides », mais « refuse de poursuivre sérieusement les anti-indépendantistes » (communiqué de presse, 11 juin 1987). Des propos qui résonnent douloureusement avec l’actualité. Lors de la crise de 2024, l’appareil policiaro-judiciaire s’est une fois encore montré féroce avec les révolté·e·s kanak, conciliant – pour ne pas dire complice – avec les crimes commis par l’État ou les tenants de la domination française.
Maguite Declercq n’a, elle, jamais cessé de militer. Tant pour obtenir la vérité sur le meurtre de son époux que pour mettre à bas l’ordre colonial responsable de sa mort. Elle dresse aujourd’hui ce constat terrible : « Tous ceux qui ont pris la tête de l’Union calédonienne en 1977 pour aller vers l’indépendance kanak ont été tués – sauf François Burck, mais lui a terminé plutôt à droite- [5] Pour Pierre, on ne sait pas qui est l’assassin, mais peu importe ! Soit l’État a commandité l’assassinat, soit il l’a laissé faire alors qu’il aurait eu les moyens de l’empêcher. Pour Éloi [Machoro], c’est lui le responsable direct. Pour Jean-Marie [Tjibaou] et Yeiwéné [Yeiwéné], c’est un Kanak qui les a tués. Mais là aussi, l’État savait ce qui se préparait et a laissé faire. » Et de conclure : « Au fil des années, on a bien dû s’en rendre compte, l’État est toujours derrière. »
Photo : Le 24 septembre 1981, une foule compacte accompagne la dépouille de Pierre Declercq jusqu’au cimetière de la tribu de La Conception, dans la banlieue de Nouméa.
[1] Émile Kutu a été assassiné à Kaala-Gomen quelques mois avant Pierre Declercq par un fermier blanc à qui il réclamait son salaire. On peut également mentionner deux autres meurtres marquants à cette période : ceux de Richard Kamouda et Théodore Daye, tous deux assassinés par la police, le premier en 1975 à Nouméa, le second en 1980 au Mont-Dore.
[2] Le 5 décembre 1984, dans la vallée de Hienghène, sept Caldoches (Calédoniens d’origine européenne) tendent un guet-apens à des indépendantistes kanak. Bilan : 10 morts, 7 blessés.
[3] La chambre d’instruction le désavouera trois semaines plus tard, ouvrant la voie à un procès aux assises… qui finira par un acquittement général. Sur cet autre lamentable épisode judiciaire, voir le film d’Emmanuel Desbouiges et Dorothée Tromparent : Waan Yaat - Sur une terre de la République francaise (2022).
[4] Par la suite, le Comité Pierre Declercq ouvrira ses activités à l’ensemble des affaires judiciaires en lien avec le combat indépendantiste, jouant le rôle de comité de soutien pour tou·te·s les inculpé·e·s et prisonnier·e·s politiques d’alors. Il fera partie des organisations fondatrices du FLNKS en novembre 1984.
[5] François Burck (1939-2014) a été longtemps une figure importante de l’Union calédonienne avant de la quitter en 1997 et de se rapprocher progressivement de la droite de Jacques Lafleur.