Survie

Algérie : « Tous ceux qui ont présidé au destin du pays depuis l’indépendance doivent partir »

Manifestation contre la cinquième mandat de Bouteflika à Blida le 10 mars 2019. Photo Creative Commons By-Sa Fethi Hamlati
rédigé le 4 septembre 2019 (mis en ligne le 13 octobre 2019) - Sarah Haidar

A l’occasion du 42e festival de cinéma de Douarnenez, consacré à l’Algérie, Billets d’Afrique a interviewé Sarah Haidar, écrivaine, journaliste, militante féministe et anarchiste, auteure de La morsure du coquelicot.

Le mouvement a commencé depuis plus de 6 mois, il a remporté plusieurs victoires, et les manifestations conti­nuent tous les vendredis. A l’heure ac­tuelle, quelles sont les revendications du mouvement et comment percevez­-vous le rapport de force ?

Le mouvement se poursuit pour une rai­son simple : les revendications principales n’ont pas été atteintes. Bien sûr il y a eu l’an­nulation du 5e mandat, la démission de Bou­teflika, mais en fait les revendications ont évolué au fur et à mesure. Au début, les slo­gans scandés par les manifestant.e.s deman­daient l’annulation de l’élection et le départ du président mais les Algérien.ne.s ne sont pas sortis que pour ça. Aujourd’hui ils ne de­mandent pas moins que le départ de toutes les figures du système et l’élaboration d’une transition où les Algérien.ne.s transforme­ront eux­ mêmes le paysage politique en Al­gérie. Donc ça se complique parce que depuis 2 mois le chef d’Etat­-major, Ahmed Gaid Salah, qui était ministre de la Défense sous Bouteflika pendant 20 ans, reprend les rênes du pouvoir. Bien sûr il met en place un gouvernement fantoche et un président ma­rionnette pour donner, comme ses prédé­cesseurs l’ont fait, cette façade civile au pouvoir en Algérie. Mais les Algérien.ne.s ne sont pas dupes et sont d’autant plus déter­minés qu’ils sont traumatisés par la surpuis­sance des militaires dans le paysage politique. Il ne faut pas oublier que depuis la reprise du pouvoir par ce personnage, 60 personnes sont en prison pour des rai­sons diverses, arrêtées dans le cadre des ma­nifestations, dont une vingtaine pour port du drapeau berbère. Le chef d’Etat­ major veut absolument organiser des élections prési­dentielles dans les plus brefs délais. Pour cela il a installé une sorte de commission du dialogue afin de coopter certaines organisa­tions de la société civile qui elles mêmes veulent se placer dans le futur système. Mais chaque vendredi, quand les gens sortent dans la rue, ils expriment leur refus de cette commission, ils la délégitiment en quelque sorte, et ils revendiquent une réelle démo­cratie... ça veut dire des élections libres mais, et ils insistent sur ça, après le départ de toutes les figures du système. C’est­-à­-dire que tous ceux qui ont présidé au destin du pays depuis l’indépendance doivent partir.

Voilà la situation pour l’instant. Au mois d’août le mouvement a un peu faibli parce qu’il fait très très chaud et les gens étaient un peu en vacances, mais tout va se jouer à partir de septembre car ce sera la rentrée so­ciale. Pour moi il est important pour le mou­vement, pour qu’il reprenne son souffle et pour qu’il maintienne ce rapport de force, de passer à d’autres modes d’action, d’enri­chir cette méthode de sortir tous les vendre­dis pour tout le monde (et mardi pour les étudiants) avec d’autres modes d’action, pourquoi pas une grève générale ou la déso­béissance civile pour mettre la pression.

Le mouvement est présenté dans les médias comme pacifique, avec le mot d’ordre « Silmiya », et en cela comme un mouvement inédit en Algérie. Etes­ vous d’accord avec cette représentation­ là ? Qu’en est-­il de la mobilisation des jeunes des quartiers défavorisés ?

Ces jeunes ont été le fer de lance du mouvement lors de la première manifesta­tion à Alger. C’était eux la tête de cortège, les pourvoyeurs en slogan et en chants contes­tataires, et eux qui ont commencé les premiers à lancer ce mot « Silmiya ». Mais ce mot a été utilisé pour des raisons purement pragmatiques, pas pour des raisons doctri­naires. Arrivés aux barrages de CRS qui vou­laient nous empêcher de continuer la marche sur l’un des boulevards principaux d’Alger, les jeunes levaient les mains en l’air et criaient « Silmiya  », c’est-­à-­dire « Paci­fique », pour prouver qu’en cas de violences, elles étaient issues de la police. Il y a eu quelques tirs de gaz lacrymogène, des tenta­tives de bloquer le cortège, mais on l’a forcé par la force du nombre, c’était vraiment un tsunami humain. Par la suite les médias étrangers et algériens et les réseaux sociaux ont repris ce mot « Silmiya » pour en faire une marque de fabrique, un miracle. Je trouve que c’est assez méprisant de dire que c’est unique et inédit, comme si avant nous étions des sauvages qui agressaient l’État et que la répression d’alors était justifiée. C’est aussi une insulte pour les mouvements pré­cédents. Par exemple en 2001 les manifes­tant.e.s qui sont sortis dans la rue après l’assassinat de Massinissa Guermah, un ly­céen de 18 ans, dans une brigade de gendar­merie en Kabylie étaient pacifiques, notamment lors de la marche du 14 juin de Tizi­-Ouzou à Alger (100 km). Ils étaient paci­fiques, torse nu et mains nues, et ils ont été tirés comme des lapins. Au total il y a eu 127 morts. Donc c’est insultant de dire au­jourd’hui que c’est la première fois qu’on voit un mouvement aussi pacifique en Algé­rie, ce n’est pas vrai.

Vous avez parlé d’une esthétisation du mouvement autour de ce pacifisme, quelle en a été la conséquence selon vous ?

Le résultat de cette esthétisation du mouvement dans le regard de l’autre, combi­née à une espèce de reconquête de l’estime de soi de l’Algérien, a fait que toute autre ac­tion ou geste sortant de ce dogme a été vrai­ment stigmatisé par une partie des manifestants, en particulier la classe moyenne et la classe moyenne supérieure, dont beaucoup sont sortis manifester pour la première fois. Au fur et à mesure, on sentait que ces personnes là voulaient imposer leur manière de faire, en stigmatisant des jeunes qui ne faisaient que riposter aux violences policières, qui tenaient à monter au palais présidentiel car une manifestation politique doit avoir une cible symbolique, qui for­çaient les barrages de CRS non par les armes mais pacifiquement par leur nombre. Ils ont commencé à moraliser le mouvement, à émettre des interdictions, reprenant ainsi le rôle du pouvoir : disant « il ne faut plus mon­ter au palais présidentiel car c’est là que les flics sont les plus nombreux et il ne faut pas les provoquer », comme si c’était nous qui les provoquions, ou « il ne faut pas manifes­ter après 17h, il ne faut pas manifester la nuit, c’est dangereux, propice aux déborde­ments, il faut s’astreindre au parcours autori­sé », or les forces de l’ordre le résorbaient au fur et à mesure de manière à ce qu’on tour­ noie dans un espace très restreint. C’était as­sez dangereux d’ailleurs car les premiers mois on était trop nombreux pour un péri­mètre aussi restreint ; un mouvement de foule et c’est le drame. Après les manifesta­tions du 1er et du 8 mars, et jusqu’au 15, il y a eu une répression très violente en fin de journée qui ciblait les jeunes des quartiers, de façon très vicieuse : alors qu’ils rentraient en chantant dans les quartiers, ils étaient pris en souricière par les camions de police et gazés à bout portant, au niveau de la tête. Là c’est normal que les jeunes ripostent. Le 1er mars, j’étais dans un quartier populaire, c’était devenu une guérilla urbaine, les jeunes se défendaient comme ils pouvaient, et c’était devenu une question d’honneur : les jeunes demandaient que les flics rentrent dans leurs casernes, et les flics étaient dans la provocation. J’ai vu des CRS avancer en les injuriant, en insultant leurs mères. Tout ça il faut le dire car pendant toutes ces semaines il y avait une omerta médiatique sur ces vio­lences­-là et en même temps une campagne de calomnie contre ces jeunes, leur faisant endosser la responsabilité de la violence po­licière. Au bout de quelques semaines, on a remarqué que la moyenne d’âge a augmenté dans les manifs, ces jeunes qui étaient vrai­ ment majoritaires et en tête de cortège, sont devenus parcellaires, et plusieurs copains m’ont dit « Peut­-être que vous avez raison, on ne sait pas manifester, on va vous laisser faire à votre manière, on ne veut pas bou­siller le mouvement ». On les a tellement culpabilisé qu’ils se sont retirés. Après cela, il y avait toujours les slogans mais ça commen­çait à ressembler à une fête foraine, ça per­dait de son sérieux, et c’est là que le pouvoir a commencé à se redéployer. On a relâché la pression et là on lui a donné le temps de se réorganiser, d’installer un gouvernement des affaires courantes, que Gaid Salah prenne les rênes du pouvoir, et que la répression judi­ciaire se déploie. Il est important en sep­tembre de rééquilibrer le rapport de force et de diversifier les modes d’action. Celui ou celle qui veut donner une fleur au flic ou qui veut tournoyer à la Grande Poste qu’il le fasse, mais qu’il ne moralise pas le mouve­ment si d’autres veulent faire les choses à leur manière.

Le mouvement ne semble pas avoir de leader ou de structure associative ou syndicale à sa tête. Quel est votre re­gard là­-dessus ?

C’est tant mieux qu’il n’y ait pas de lea­der, car c’est la meilleure manière d’infiltrer un mouvement et de le casser. En fait les Al­gérien.ne.s ont perdu confiance en toutes les figures du paysage politique, y compris de l’opposition, de la société civile, des syndi­cats. C’est une traîtrise qui s’est installée dans le temps et les Algérien.ne.s ne sont pas dupes, ils ont vu que les opposants, les asso­ciations, les syndicats, jouaient tous le même jeu finalement, leur seule ambition était d’at­teindre le pouvoir et non de réellement améliorer les choses pour les Algérien.ne.s. Donc c’est vraiment bien qu’il n’y ait pas de leader. On n’éprouve pas le besoin urgent de s’organiser de manière classique, car juste­ment ce sont des réflexes que nos régimes politiques nous ont inculqué : la seule ma­nière de s’organiser serait hiérarchique, alors qu’on peut s’organiser de manière horizon­ tale et que notre force c’est le nombre. Cela n’empêche pas les étudiant.e.s de se structu­rer autour de leurs organisations internes, de même pour les médecins, mais quand on sort le vendredi il n’y a pas de chapelle, on est tous ensemble. Et puis à chaque fois qu’il y a une organisation qui va négocier ou dia­ loguer avec l’État, la population la délégitime tout de suite le vendredi suivant. Pour l’ins­tant, on peut continuer comme cela pendant des mois, jusqu’à ce que quelque chose fer­mente et germe du cœur des masses, pour que nous décidions comment nous organi­ser.

Quelle est la place des femmes dans les manifestations ? Les revendications fé­ministes ont­-elles été présentes dès le début ?

Lors des deux premières manifs, les femmes étaient là, même si elles n’étaient pas aussi nombreuses qu’aujourd’hui. Les re­vendications à ce moment-­là étaient dictées par l’urgence : l’annulation du 5e mandat. Tout le monde était d’accord là-­dessus. En­ suite est venue la manifestation du vendredi 8 mars et les femmes sont sorties en masse avec des revendications féministes pour l’égalité, l’abrogation du code de la famille [1]. Le 16 mars on est plusieurs militantes fémi­nistes à s’être réunies dans un local qui s’ap­pelle La Collective à Alger pour se dire que parmi les contenus qu’on allait donner à ce mouvement il était absolument nécessaire de formuler des revendications féministes. On s’est entendu pour la création d’un carré féministe au cœur de la manif du vendredi. Le carré consiste à être stationnaire du côté de la faculté centrale d’Alger pendant une heure en brandissant nos pancartes et en chantant nos slogans féministes, et ensuite à marcher avec la foule pour le reste de la ma­nif. La première fois ça s’est très bien passé sur place. Mais il y a eu beaucoup de réac­tions négatives sur les réseaux sociaux, nous accusant de vouloir diviser le mouvement, dues notamment à un manque d’expérience dans l’action de rue car le mot « carré » a sonné comme de la division, du sectarisme. Et bien sûr on a eu le fameux commentaire « C’est pas le moment ». Ça on l’a raconté aux Algériennes depuis la guerre, comme c’était le cas pour les résistantes en France à la libération : on leur a dit « Attendez on re­construit un peu le pays, après on va parler de vos droits, retournez à vos fourneaux et après on verra ». C’est le leitmotiv de la condition de la femme. Dans chaque étape historique cruciale, les femmes n’ont pas « aidé » les hommes, elles n’ont pas « figuré » à leur côté, elles ont été actrices au même titre que les hommes. C’est vrai pour la guerre de libération, pour la construction du pays en 1962, pour les différents mouve­ments sociaux (le printemps berbère en 1980, les événements d’octobre 1988...), pour la décennie noire au cours de laquelle les femmes résistaient aux groupes isla­mistes. Mais à chaque fois on disait aux femmes que ça n’était pas le moment de par­ler de leurs droits, qu’il y avait d’autres ur­gences. Cette fois­-ci nous avons résisté, nous avons maintenu le carré. Le 29 mars un autre groupe féministe collait des affiches de vul­garisation du Code de la famille pour expli­quer aux femmes pourquoi il devait être abrogé, avec des articles précis du Code illustrés par des images un peu osées pour dénoncer le conservatisme. Ces affiches ont été arrachées et les femmes qui les collaient ont été agressées. Ensuite des personnes sont venues à notre carré, nos banderoles ont été arrachées, plusieurs ont été agres­sées. Par la suite il y a eu une campagne de menaces assez effrayante sur les réseaux so­ciaux (menaces d’attaque à l’acide, d’agres­sion, de viol). C’est terrible de le dire mais finalement cette campagne nous a été vrai­ ment bénéfique parce que certains Algériens qui étaient dans la manif et contre le carré féministe ont été tellement choqués par la brutalité de ces menaces qu’ils sont venus nous voir le vendredi d’après pour nous dire qu’ils n’étaient pas d’accord avec nous mais qu’ils s’opposeraient à quiconque nous agresserait. Les jeunes des quartiers popu­laires sont même allés jusqu’à former un cor­don sécuritaire autour du carré féministe. Aujourd’hui le carré féministe fait vraiment partie du paysage contestataire, les gens sont curieux, s’arrêtent pour venir discuter avec nous. Le carré est devenu un espace très in­téressant pour débattre avec des gens qui ne sont pas d’accord avec nous. Pour la suite, je ne sais pas. Aucune initiative officielle, que ce soit la Conférence de la société civile le 15 juin ou la Commission du dialogue, n’a osé mettre l’égalité hommes-­femmes dans sa feuille de route. On les a boycotté pour leur manque de légitimité, mais aussi pour ces raisons. Actuellement on étudie les possibili­tés pour diversifier aussi nos actions, ne pas rester seulement dans le carré, imprimer des tracts de pédagogie pour expliquer ce qu’est le féminisme. Ensuite tout dépendra de l’évolution du mouvement.

Quelles tendances politiques retrouve­ t­on dans les manifestations ? Y-­a­-t-­il des groupes qui se revendiquent de l’anarchisme, comme vous, ou de l’anti­ capitalisme ? A l’inverse, dans un débat lors du festival était aussi évoqué le fait que certains demandent davantage de libéralisme économique.

Je fais confiance aux mots simples em­ployés par les manifestants. Les mots qui re­viennent le plus souvent sont « Liberté » et « Justice ». Ce sont des gens qui ne se reven­diquent pas anarchistes, peut-­être car ils ignorent ce qu’est l’anarchisme, mais « Liber­té » et « Justice » cela résume tout. Il y a même des gens qui font des traits d’humour, qui disent qu’on se porte très bien sans pré­sident ! Il y a le refus total d’élections prési­dentielles qui seraient organisées par cette bande, donc la priorité c’est de dégager tout le monde, et ensuite c’est nous qui allons or­ganiser des élections libres et transparentes. Maintenant la forme que cela prendra, je n’ai pas d’idée claire là-­dessus. Il est important de jeter cette Constitution à la poubelle, tout le monde est d’accord là-­dessus, car c’est une Constitution césariste, qui donne un tel pouvoir au chef de l’État que tout le pays est bloqué par ses desiderata. Il faut donc com­plètement la transformer, quitte à aller vers ce passage obligatoire que sont les élections, et d’abord se protéger contre le pouvoir exé­cutif en écrivant une Constitution qui limite ces pouvoirs au maximum.

CHRONOLOGIE DU HIRAK

(non exhaustive et toujours en cours) Fin 2018 : premiers appels à se mobiliser contre le 5e mandat de Bouteflika.

16 février 2019 : première manifestation à Kherrata (proche de Bejaïa en Kabylie)

Vendredi 22 février : manifestations de grande ampleur dans plusieurs villes du pays, autour de 800 000 manifestants.

1er mars : manifestations se poursuivent et rassemblent 3 millions de personnes

3 mars : Bouteflika annonce sa candida­ture.

5 mars puis tous les mardis : manifes­tations étudiantes

8 mars : troisième vendredi de manifes­tation, 5 millions de personnes

11 mars : Bouteflika retire sa candidature mais reste au pouvoir.

16 mars : quatrième vendredi de mani­festation, 14 millions de manifestants. Plusieurs personnalités du FLN, du RND (parti de Bouteflika) et de l’armée prennent leurs distances avec Bouteflika et appellent à son départ. Les manifestations se poursuivent tous les vendredis.

2 avril : la démission de Bouteflika est annoncée

9 avril : le président de l’Assemblée, Ab­delkader Bensalah, est nommé chef d’État par intérim. Le chef d’Etat­-major, Ahmed Gaïd Salah, occupe une place croissante. L’élection présidentielle est repoussée du 18 avril au 4 juillet. La mobilisation continue malgré tout et la répression policière s’intensifie. De nom­breuses personnes sont arrêtées.

1er juin : L’élection présidentielle est à nouveau reportée.

Mai et juin : les manifestations se pour­suivent, y compris pendant le ramadan et malgré les très fortes chaleurs ; certaines ont lieu la nuit. Kamel Eddine Fekhar, militant des droits de l’Homme, arrêté fin mars, meurt en dé­tention fin mai après une grève de la faim. Certains anciens ministres du régime sont arrêtés, la rue demande que Bouteflika soit jugé lui aussi.

21 juin : des manifestants portant le dra­peau berbère sont arrêtés lors de la mani­festation du vendredi.

18 juillet : le régime met en place une instance nationale de dialogue (le « pa­nel ») mais refuse qu’elle discute d’une as­semblée constituante. Le panel est vivement critiqué par la rue, plusieurs per­sonnalités de la société civile refusent d’en faire partie.

30 août : 28e vendredi de manifestation.

[1Le Code de la famille, adopté en 1984, régit les relations familiales en Algérie et place la femme dans un statut de mineure permanente, sous l’autorité d’un tuteur qui est son père ou son mari.

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Cet article a été publié dans Billets d’Afrique 289 - septembre 2019
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